Vous recherchez quelque chose ?

[Chronique Restaurant] Septime

 

La première chose qu’on te dit quand tu annonces que tu as dîné chez Septime, c’est « Ouah, t’as réussi à avoir une résa ». Oui, et en plus ça n’a même pas été difficile. Pour peu que l’on ne soit pas exigeant sur la date… J’ai réservé environ 2 semaines avant la date mais de toute façon, j’étais flexible. Il faut tout de même savoir que Septime ouvre les réservations pour une période de 3 semaines. Donc, ce n’est pas non plus possible de réserver 2 mois à l’avance. C’est aussi bien, je pense, d’appeler à 10h. 

Donc ce fameux repas…Qu’en est-il ? Avec une étoile au guide Michelin, j’en attendais beaucoup de par sa réputation, mais j’avais également peur d’être déçue, que le restaurant se repose justement trop sur sa réputation.

Et bien, j’ai été agréablement surprise. Et après avoir fait David Toutain, qui est dans le même style (et dont nous reparlerons plus tard), mon coup de coeur va à Septime. Il y a eu des déceptions bien sûr, mais aussi un plat donc je me souviendrai toute ma vie (si si).

Tout d’abord, les intitulés de plat seront approximatifs. J’en ai eu marre de tout noter sur mon téléphone pour ne pas oublier, pendant que mon plat refroidit ou que mon patient boyfriend m’attend pour attaquer les hostilités. Mais je me rends compte que c’est frustrant d’oublier quand on fait la chronique des mois plus tard. Va falloir trouver une astuce…

En mise en bouche, nous avons eu des gressins à plonger dans une mouse de fromage, légère et pas trop forte en goût. Parfait pour se mettre en appétit.

Ensuite, nous avons dégusté une entrée toute en fraîcheur avec une salade rose, croquante, accompagné d’un poisson fumé (maquereau) il me semble.

La suite m’a assez surprise. A l’énoncé, j’ai intérieurement fait une grimace. Le chou-fleur, je peux aisément m’en passer et la poutargue a beau être un produit de luxe, je n’aime pas ça. Pourtant, le mélange des saveurs marchait très bien, spécial mais bien bon. Une agréable surprise. Comme quoi, il ne faut pas trop avoir d’idées reçues.

Et là, attention coup de coeur ! Il s’agit de Saint-Jacques pochées au beurre, avec une crème au jaune d’oeuf et de la truffe noire. Un délice. La Saint-Jacques est ferme et fondante à la fois. La texture donne vraiment le petit truc en plus au plat. Evidemment, la truffe va très bien avec, et le choix d’une sauce jaune d’oeuf est assez surprenent, mais néanmoins extra.

 

Difficile de faire mieux après un plat pareil. Des oeufs de poisson mélangés à une chantilly de pommes de terre, je crois, avec épinard et ail. J’aime l’ail mais il était un peu trop présent ici. Et, je ne suis pas particulièrement fan des oeufs de poisson mais la mousse contrebalançait bien le goût.

Vient ensuite la viande avec une caille, du citron et une sorte de poudre de thé vert si je me souviens bien. Ca n’a pas été sensationnel. 

Pour la suite, nous nous attendions à un autre plat salé. A ce titre, nous avions pris un verre de vin rouge au moment de la caille. Malheureusement, nous sommes passés aux desserts. Du coup, l’accord n’allait plus aussi bien avec le reste. D’ailleurs, quand vous ne faites pas l’accord mets-vin proposé, vous devez choisir un peu à l’aveugle en vous fiant au sommelier, parce que l’on ne vous dira pas ce qu’il y a au menu. C’est un peu énervant, je dois avouer, même si je comprends qu’ils veulent maintenir un effet de surprise…

En dessert, donc, comme dans beaucoup de menus imposés à 6 ou 7 plats, on retrouve un dessert glacé afin de rafraîchir le palais. C’est souvent réussi. Ici, c’était une glace au yaourt ou vanille avec un coulis de miel et du citron. Encore une fois, mes souvenirs remontent loin…

Et pour finir, un dessert avec un peu de chocolat, du sabayon. On remarquera aussi que les desserts sont souvent les mêmes et sont assez décevants. Un bout de gâteau pour la mâche, de la mousse ou chantilly pour la légèreté et un petit truc pour croquant. Et c’est justement un peu trop classique. Comme on dit, ce sont des desserts de cuisinier, pas de pâtissier. Ce qui me va quand même puisque je ne suis pas très sucré mais je peux comprendre que ça peut en décevoir certains.

En bref, tous les plats ne sont pas au même niveau. Il en fait aussi pour tous les goûts. Et c’est aussi le jeu des menus imposés que l’on prend pour découvrir un chef. 

Ceci dit, dès que l’occasion se représentera, je retournerai très certainement à Septime.

Septime, 80 rue de Charonne, 75011 Paris

Menu Dégustation 70€

Laisser un commentaire

Derniers articles

[Chronique Restaurant] David Toutain

Après Septime, on continue sur notre lancée des étoilés de Paris, avec David Toutain. Evidemment...

%d blogueurs aiment cette page :